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Labels & certifications : les lire sans se faire avoir

Un label n'est pas une preuve en soi : c'est une promesse, dont la valeur dépend entièrement de qui la contrôle. Certains reposent sur un audit indépendant et répété ; d'autres sont simplement déclarés par celui qui les appose. Savoir faire la différence, c'est l'essentiel, bien plus qu'aligner des logos.

Pour les organisations B2B. Source : fiches didactiques de la fédération L'Objet Média.

La seule question qui compte : qui contrôle ?

Tous les objets et textiles médias doivent déjà être conformes aux lois et normes de leurs marchés. Les labels, eux, sont facultatifs et volontaires, et leur exigence varie énormément :

Entre un logo auto-déclaratif et une démarche certifiée par un organisme tiers indépendant (type ECOCERT, SGS, Bureau Veritas, AFNOR), l'écart de garantie est immense, alors que, sur une fiche produit, les deux se ressemblent.

Trois pièges classiques

« Label » ne veut pas dire « certification ». Les labels produits sont souvent assimilés à tort à des certifications. En France, le terme « certification » est réglementé et réservé (hors alimentaire, où il répond à une procédure encadrée).

Un logo ne s'affiche pas librement. Reproduire le logo d'un label sur une communication suppose d'être licencié de la marque et d'en demander l'autorisation. Afficher un logo sans droit, c'est un risque juridique.

On ne s'attribue pas la démarche d'un partenaire. Qu'un fournisseur soit évalué par une plateforme RSE ou qu'une usine soit auditée ne vous autorise pas à vous en prévaloir : il faut justifier de votre propre démarche. La norme ISO 26000, par exemple, donne des lignes directrices RSE mais n'est pas certifiable à ce jour.

La grille pour lire n'importe quel label

Avant de retenir un argument fondé sur un label, posez quatre questions :

  1. Qui le délivre ? L'entreprise elle-même, ou un organisme tiers indépendant ?
  2. Que couvre-t-il exactement ? La matière, l'usine, les conditions sociales, l'origine : un label couvre rarement tout.
  3. Quel niveau de preuve ? Déclaratif, audit documentaire, audit sur site, amélioration continue ?
  4. Est-il à jour et opposable ? Numéro de licence, périmètre, validité vérifiables.

La position d'ACCESPUB

Nous n'arborons aucun label que nous ne détenons pas, et nous ne reproduisons pas un logo que nous ne pouvons pas justifier. Notre rôle n'est pas de vous vendre une collection de badges, mais de lire les démarches pour vous : d'où vient l'objet, ce que le fournisseur peut prouver, et ce qui relève encore de la déclaration. C'est ça, l'impact maîtrisé, et c'est ce que vous attendrez bientôt, vous aussi, à l'ère de l'Éco Score et de la mesure carbone.

FAQ

Un label garantit-il qu'un produit est responsable ?+
Pas en soi. Tout dépend de qui le délivre et de son niveau de contrôle : un label auto-déclaratif n'offre pas la même garantie qu'une démarche auditée par un organisme tiers indépendant.
Quelle différence entre un label et une certification ?+
La « certification » est un terme réglementé (hors alimentaire en France). Beaucoup de labels produits n'en sont pas : ils reposent sur une démarche volontaire dont l'exigence varie du simple déclaratif à l'audit continu.
Un fournisseur peut-il se prévaloir de la démarche d'un de ses partenaires ?+
Non. On ne peut pas s'attribuer la démarche d'un partenaire sans justifier de sa propre initiative. Demandez toujours ce qui appartient en propre à votre fournisseur.
Peut-on afficher le logo d'un label sur sa communication ?+
Seulement si l'on est licencié de la marque et autorisé à le faire. Sinon, s'abstenir : l'affichage indu d'un logo est un risque juridique.

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